Archives de Catégorie: reportage

A fragile relict

How an independent bookshop struggles to survive


In the narrow rue Princesse of Saint Germain des Près, the royal blue door of the Village Voice Bookshop stands wide open, inviting passers-by to stop and browse inside. Odile Hellier, the petite and red-haired proprietor, is percolating: As she does every week in her medium-sized Anglo-American bookstore, she is about to host a reading. On the second floor, amongst the book stacks, 30-40 chairs are installed, creating a delightful place for Anglophones and Anglophiles of Paris to come together to listen to books being read and to discussing them. Quickly, all the seats are occupied; Hellier introduces the reader to the audience and then settles herself on the stairs to listen.

Because of the harsh competition from both the Internet and megastores, the Village Voice Bookshop, as well as many other independent bookstores, is in danger of closing. For now, it remains, but it stands as a rare and fragile relict of old-time bookselling.

Hellier is well aware of the strengths of her store: a shrewd selection of books, a first-rate reading program, and a crucial role as a hub of English-language cultural activity for the expatriate community. However, she is very lucid about the difficulties involved for such a bookshop to thrive in the era of Amazon, Fnac, Virgin and the like.

“In the 1980s, when I opened my bookshop, I was very lucky because the circumstances were very much working in my favor,” she explains. Thanks to a steady flow of young Americans coming to Paris, the Village Voice Bookshop soon became the profitable center of the then intense Franco-American cauldron.

But times changed when what Hellier likes to describe as “the world of Oz” emerged: namely the Internet, and subsequently Amazon. Parallel to the extraordinary growth of online commerce, the Village Voice Bookshop’s economic vitality declined. “Amazon has affected our sales tremendously,” comments Hellier. “How can we compete? They can drop the prices by 30%, and they go through without having to pay taxes. We, in contrast, pay the VAT every month”. Since 2001, the bookstore’s sales have dropped by 25%, forcing its owner to reduce holdings by the same percentage. And this trend is unlikely to be stop. Forrester Research, a market research company, forecast an 11% rise in the online book sales in 2008.

Instead of the 25,000 titles of its beginnings, the Village Voice Bookshop now carries approximately 18,000 titles from English-language literature. And the bookshop struggles to maintain this wide array of books, still considered by many, and notably Arthur Bloom, a Bostonian writer as “the best Anglophone collection in Paris”. Certainly, the store’s collection remains unique. “It is challenging, it is not the surface best-sellers that everybody is going to buy,” remarks Carole Brearley, a Canadian passing through Paris for holidays. Nevertheless, Hellier notes that she recently has had to “take fewer risks in making her selections”.

An additional hindrance to the Village Voice Bookshop’s economic sustainability is the sharp drop in the value of the dollar over the last two years. “We had to lower the prices because the dollar market has shrunk,” explains Hellier. And that is without acknowledging the fact that the size of the Anglophone community has significantly declined in recent times. “The situation is very difficult for an Anglo-American bookshop in Paris”, Hellier sums up.

Over the years, Odile Hellier has grown very pessimistic about the possibility of her independent bookstore surviving. She gives the Village Voice Bookshop five years before it dies. In the meantime however, she stays the course. She maintains her selection of books acute, and continues to bring in renowned writers to read extracts of their books, thus keeping the institution alive and well for the moment.

Odile Hellier has a regular and continuously developed web of relationships with authors and clients that sustains her business, at least for now. “Since I’ve known the bookshop three months ago, I haven’t bought books from Amazon,” attests the Bostonian writer Arthur Bloom. Invited to read at the Village Voice Bookshop, he accepted, both as a way to promote his novel and to support an endangered haven of books. “Odile Hellier is not only selling books, she is selling an atmosphere which is conducive to intellectual exchange”, he says. “It would be a shame if it disappears.”

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Les soldats de l’Eternité

Exposition à la Pinacothèque.Reportage effectué avec Mélissa Bounoua.

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Improvisades

Match d’Impro entre l’équipe de l’ENS Cachan et celle de l’entreprise Logica, pendant les Improvisades.Reportage télé effectué avec Mélissa Bounoua.

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Tibet-Chine : à la croisée des notes




Le 5 avril dernier, la soliste chinoise Fiona Sze Lorrain et l’artiste tibétain Tshering Wangdu mêlaient pour la première fois les musiques traditionnelles du Tibet et de Chine devant un public conquis. Un événement musical porteur d’espoir.

Cithare chinoise d’un côté, tympanon, flûte et luth tibétains de l’autre. L’accord musical est rare. Au centre Mandapa, dans le XIIIe arrondissement de Paris, l’artiste tibétain Tshering Wangdu exhibe fièrement son habit traditionnel en s’avançant sur le devant de la scène. Ses grosses bottes de cuir noir claquent au rythme de sa voix et des cordes de son luth. En quelques minutes, l’auditoire est transporté sur les hauteurs du Tibet. Puis la soliste Fiona Sze Lorrain s’avance timidement à son tour. Et fait sonner son instrument de tradition chinoise.

Né à Kalimpong, en Inde, Tshering est Tibétain, même s’il n’a jamais mis les pieds sur la terre de ses ancêtres. Installé en France depuis huit ans, ce jeune père diffuse le répertoire tibétain avec la passion de l’exilé « triste », pour qui jouer, chanter et danser sont les seuls moyens de « garder le lien » avec sa propre culture. Fiona, elle, est une Chinoise de Singapour. Pour les spectateurs venus en nombre assister à leur premier concert, leur collaboration est un symbole.

Alors que la répression chinoise au Tibet s’intensifie, le dialogue musical qu’ils ébauchent a une forte résonance politique. « La flûte tibétaine et la cithare chinoise se marient très bien. On peut y voir comme une entente pacifique », note avec émotion une jeune femme de tendance bouddhiste. « Ils montrent que tout est possible » renchérit une femme venue à Paris pour manifester contre le passage de la flamme olympique dans la capitale.

C’est dans l’esprit de Fiona qu’a germé l’idée de ce dialogue musical. Mais pour elle, cette collaboration n’a rien de politique. C’est au contraire dans l’apolitisme que réside sa possibilité d’existence. Cette intellectuelle qui se décrit comme une « artiste transculturelle » refuse de concevoir son travail auprès de Tshering à travers le prisme des nationalités. « Je crois à l’identité sociale, mais pas à l’identité nationale » explique-t-elle calmement. Après une enfance passée entre Londres et Singapour, et des études supérieures poursuivies aux Etats-Unis, Fiona ne se considère pas comme une Chinoise. « Asiatique Américaine » est une appellation qu’elle préfère. Peu importe si elle donne corps à la culture chinoise à chaque fois qu’elle empoigne sa cithare, et si Tshering fait vibrer la tradition tibétaine lorsqu’il souffle dans sa flûte, elle veut concevoir leur musique comme une expression purement esthétique, dépourvue de caractéristiques culturelles. « Ce qui m’intéresse c’est la musicalité, ce n’est pas la dimension culturelle ou linguistique de l’instrument ». Un seul mot d’ordre : garder l’esprit ouvert, pour être en mesure de créer un produit musical qui ne soit ni chinois ni tibétain, mais bien « quelque chose de nouveau ».

Aujourd’hui, Fiona a un espoir, que ce genre de collaboration amène les gens à réfléchir et à se poser la question suivante : « Pourquoi des choses qui s’accomplissent dans la sphère artistique ne peuvent-elles pas s’accomplir au niveau de la société? ». Sa collaboration musicale avec Tshering est « une forme d’engagement social ». Pour éveiller les consciences sur « l’existence d’une possibilité d’esthétique qui fait dialoguer les instruments tibétains et chinois ». Si la formule est prudente, c’est que la création est encore balbutiante. Mais elle s’appuie sur une longue tradition historique.

La fusion entre les harmonies chinoises et tibétaines est loin d’être nouvelle. Sous la dynastie mandchoue des Qing, alors que le Tibet est un protectorat chinois, le mariage des musiques folkloriques des deux contrées voisines est monnaie courante. Pour Fiona, il s’agit donc de « réactualiser cette possibilité de mélange » que l’histoire a fait oublier.

Malgré ce précédent historique, l’entreprise est ardue, et la collaboration sino-tibétaine à laquelle Fiona et Tshering se prêtent, fragile. Sur scène, les instruments cohabitent sans vraiment dialoguer. Les deux musiciens se croisent sans s’entrecroiser. Ils se succèdent pour interpréter des solos. Ce n’est que dix minutes avant la fin de la représentation qu’ils se retrouvent finalement l’un à côté de l’autre pour mêler du bout des ongles leurs traditions. Pour deux morceaux seulement.

Leurs yeux s’illuminent lorsqu’ils décrivent cette création « librement musicale », « magnifique », « géniale ». Pourtant, elle reste un croquis aux traits incertains. Par manque de temps et de répétitions sans doute. Mais aussi parce que la sensibilité nationale de Tshering les empêche de pousser l’expérience plus loin. « Quand Fiona joue avec sa cithare, je ressens une force chinoise, et même quand elle interprète des morceaux tibétains, ça sonne chinois » raconte-t-il avec quelque gêne. Parce que sa culture est en péril, Tshering ne peut mêler ses notes à celle de la cithare de Fiona sans craindre une forme de domination sonore d’un instrument sur l’autre. Quand il joue, c’est avant tout pour sensibiliser les occidentaux à la culture tibétaine, pour préserver un héritage en danger. « La musique tibétaine n’en est pas au point où elle peut être décontextualisée et dissociée de sa culture » explique sa femme Rachel. Si Fiona rêve d’une collaboration simple, dénuée de toute couleur culturelle, pour le Tibétain en exil, l’art est inévitablement entaché de politique.

C’est par intérêt musical pour une tradition qu’il « ne connaissait pas » que Tshering Wangdu a accepté l’idée d’une collaboration musicale avec Fiona Sze Lorrain en décembre dernier. Mais c’est aussi et surtout parce que Fiona s’est explicitement présenté à lui comme une personne « anti-gouvernement chinois ». Car malgré son ouverture à la tradition musicale chinoise, difficile pour lui d’oublier que tous les conservatoires du Tibet sont aujourd’hui gérés par des Chinois. Difficile de faire abstraction de la sinisation progressive de la musique tibétaine. Il le reconnaît, l’entreprise ne saurait faire des émules : « Avec une Chinoise de Chine, je n’aurais pas accepté de faire une telle collaboration ». Malgré tout, les deux musiciens envisagent de se produire à nouveau en concert à Paris, et explorent actuellement des répertoires différents. Ils continuent, à leur mesure, à faire dialoguer les esthétiques tibétaine et chinoise.

L’éducation “sur un plateau”

Article écrit avec Cécile Dehesdin, camarade de promo et future camarade de stage au Monde.fr

À l’école Montessori, pas d’enseignants mais des guides.

Une vingtaine d’enfants de 3 à 6 ans se balade dans la salle de classe de l’école Montessori du XVIe arrondissement de Paris. Tous transportent leurs « travaux », de petits plateaux où sont disposées des activités diverses qu’ils sont libres de choisir, depuis les étagères aux petites tables éparpillées.

Des activités de vie pratique, des travaux d’écriture ou de mathématiques : ici, tout passe par les cinq sens, et plus particulièrement le toucher. Lors de l’apprentissage de la lecture ou de l’écriture, les enfants se servent d’un “alphabet mobile”. Ils manipulent les lettres pour former des mots qu’ils connaissent, sans être bloqué par la difficulté motrice de les écrire.

Salle de classe Montessori

« Le but de Montessori c’est que l’enfant évolue à son rythme », et non pas à celui qu’on pourrait attendre de lui vu son âge, explique Laurent Lévy, directeur de l’école. Ainsi pendant la même matinée, Maxime passera de « travail” en « travail », alors que Thibault restera presque une heure sur un travail de vie pratique: presser son propre jus d’orange.

« Mais dans un quartier argenté, [comme le 16ème, les parents ont] certaines attentes, notamment en lecture et écriture ». À son arrivée à la tête de l’école, Laurent Lévy avoue s’être laissé influencer, en répondant plus au rythme des parents qu’à celui de leurs enfants. Une position de compromis qu’il a finalement abandonnée : “Un parent qui n’est pas être d’accord avec notre pédagogie n’a qu’à quitter l’école ».

Aider l’enfant à grandir

Comme il l’explique, la notion d’“aider à grandir » est au coeur de l’éducation Montessori. Ici, les adultes ne sont pas des « enseignants » mais des « éducateurs », des « guides ». Alors que l’enseignant est « quelqu’un qui montre quelque chose », l’éducateur-guide « essaie de fabriquer une ambiance dans laquelle l’enfant va s’épanouir, dans l’idée de rendre l’enfant autonome, indépendant. »

D’où l’organisation de la salle de classe, où tout est à hauteur d’enfant : les « travaux », les ciseaux, etc. La pédagogie, inventée par Maria Montessori au début du XXe siècle, repose sur une observation individualisée de l’enfant. L’éducateur peut alors le guider vers l’activité qui correspond à son développement personnel. Sans jamais le forcer. « Il arrive que pour la fête des pères et des mères, certains enfants ne ramènent rien du tout » raconte Laurent, dans un sourire.

Si certaines écoles Montessori scolarisent les enfants jusqu’au collège, voire au lycée, celle de Laurent s’arrête à 6 ans, juste avant l’entrée en primaire dans une école « classique ».

Cette forme d’éducation reste très méconnue en France. Malgré la multiplication des écoles estampillées Montessori, la plupart des enfants qui s’assoient sur leurs bancs sont des anglo-saxons, adeptes du modèle dans leur pays d’origine.

C’est après la naissance de sa deuxième fille, aveugle d’un oeil, que Laurent Lévy s’est tourné vers les méthodes d’éducation alternatives. Le jeune papa entame alors un cursus en psychothérapie, et écrit un mémoire sur le système Montessori. Convaincu, il décide d’« appliqu[er] à la maison la philosophie Montessori dans la façon d’aider à grandir [s]es enfants ».

Laurent Levy, directeur.

“Montessori, ça reste un cocon”

Madame Lormand a mis ses cinq enfants dans l’école dirigée par Laurent. De 6000 à 8000 euros par an pour un enfant, c’est un investissement financier de taille auquel elle préfère ne pas penser, mais qu’elle ne regrette pas une seconde. « Montessori offre une enfance merveilleuse, des souvenirs super ». Joie de vivre, respect des autres, amour du travail bien fait, cette musicienne ne mâche pas ses mots lorsqu’elle évoque les bienfaits de cette forme d’éducation. « Ils sont éveillés, très éveillés, curieux de tout », s’emballe-t-elle.

Même enthousiasme chez Patrick Bellaïch, dont deux des cinq enfants ont intégré une école Montessori. Cet éditeur de livres médicaux estime que les anciens élèves de Montessori sont « des gens très brillants et un peu farfelus, qui ne s’arrêtent jamais de bouger, de réfléchir». Pour preuve, la réussite de certains de ses auteurs, qui ont été scolarisés dans des écoles de ce type. Pourtant, d’après lui, Montessori reste une méthode d’éducation “alternative”. Un second choix réservé aux enfants « atypiques, qui ne rentrent pas dans le moule », comme sa fille de sept ans, en grande difficulté dans le milieu scolaire traditionnel. « Avec ma fille j’étais convoquée [chez la directrice] quasiment toutes les semaines pour des questions de comportement » raconte Frédérique Bellaïch. « La maîtresse disait qu’elle était trop éveillée, bête, débile… En fait elle s’ennuyait dans les classes traditionnelles ».

Si ces parents sont aujourd’hui très satisfaits de ce système, qui a “fait aimer l’école” à leur fille, ils ne sont pas pour autant de véritables convertis. Le couple ne se prononce d’ailleurs pas sur l’école dans laquelle il choisira de scolariser ses deux derniers enfants. « Nous allons attendre, le milieu traditionnel est très bien, ça dépend de la maîtresse sur laquelle vous tombez » explique Frédérique Bellaïch. Avant d’ajouter : « Je n’ai jamais fait Montessori, mon mari non plus, et je ne pense pas qu’on s’en soit mal sorti ».

En raison de son prix élevé, le système Montessori est encore largement réservé aux classes moyennes supérieures. “Un cocon” selon Frédérique Bellaïch. Pourtant, Laurent Lévy en est persuadé, la pédagogie se propage au-delà des seules écoles reconnues Montessori : « Beaucoup d’enseignants en maternelle s’en inspirent». Mais de là à adopter la méthode au sein de l’Education Nationale, l’écart est grand. Aujourd’hui, seules deux écoles agréées Montessori sont sous contrat avec l’Education Nationale. La généralisation du travail “râper du fromage” ou “casser des noix” en école maternelle n’est donc pas pour demain.

Ils ont fait Montessori…

Georges Clooney
George Clooney
Actif et sans relâche, George Clooney n’a pas arrêté d’enchaîner les « travaux » depuis son enfance dans une école Montessori. De quoi lui donner la bougeotte et l’envie d’être aussi réalisateur, producteur et scénariste, sans oublier son engagement humanitaire et ses prises de position politiques. What else?

Brin et Page
Sergey Brin et Larry Page
« C’est en allant dans une école Montessori que nous avons appris à être autonomes et à devenir nos propres déclencheurs » ont déclaré les fondateurs de Google.com lors d’une interview sur ABC en 2004. Montessori nous a permis « d’apprendre à penser par nous-même, et nous a donné la liberté de poursuivre nos centres d’intérêts ». Au sein même de Google, Page et Brin s’inspirent de la philosophie Montessori, affirmant : « C’est ce qui nous permet de continuer à innover ».

Wright
Will Wright
“Montessori m’a appris la joie de la découverte”. Le concepteur des jeux vidéos SimCity et Les Sims n’en doute pas une seule seconde : sa curiosité et sa créativité sont le fruit de son éducation Montessori. “SimCity est sorti tout droit de Montessori” explique-t-il ainsi sans détour. Et le lien entre ce jeu vidéo et le système Montessori est vite désigné : la liberté d’action. Dans SimCity comme à l’école, personne pour vous dire quoi faire. C’est au joueur et à lui seul de construire sa propre cité.

Hundertwasser
Friedensreich Hundertwasser
Peintre, architecte et trublion de l’urbanisme écologique, Friedensreich Hundertwasser est un digne héritier de Montessori. Dans ses toiles comme dans ses constructions, un seul mot d’ordre : le refus de la conformité. Il déclare par exemple que la ligne droite, chère à l’architecture classique, est son ennemie, et réalise ses projets architecturaux dans un style fantaisiste débarrassé de toute règle.