Archives mensuelles : mai 2008

Les soldats de l’Eternité

Exposition à la Pinacothèque.Reportage effectué avec Mélissa Bounoua.

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Improvisades

Match d’Impro entre l’équipe de l’ENS Cachan et celle de l’entreprise Logica, pendant les Improvisades.Reportage télé effectué avec Mélissa Bounoua.

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To die for

Written by: Joyce Maynard and Henry Buck
Directed by: Gus Van Sant

Nicole Kidman

Deliciously wicked. Recounting the story of Suzanne Jones Maretto, a shallow and crazy small-town girl haunted with fame, To Die For offers an exquisite and vitriolic vision of the deleterious effects of television, and its culture of instant celebrity. Suzanne’s ridiculous but persevering quest for stardom not only reflects the fulsome narcissism of a unique character amazingly played by Nicole Kidman, but also accurately deciphers the inherent problems of the medium of television.

In the locality of Little Hope, New Hampshire, the newlywed and oh-so photogenic Suzanne Stone Maretto struggles to reach fame. Since her childhood, her one and unique goal is to be on TV. And in order to fulfill her fantasy, she’ll do anything, from cheating on her husband during their honeymoon, to influencing a ductile youngster into killing him. No matter how futile the position, if on television, she’s willing. “I would do anything to get that job, anything”, she suggests to her Ed Grant, her interviewer and future boss at the insignificant local cable station where she finally gets hired.

Even though genuinely dotty a persona, Suzanne Stone Maretto well incarnates a generation of individuals that grew up swimming in television culture. The first piece of evidence of that matter is her obsession with physical appearance. When Suzanne first meets her sister-in-law Janice Maretto, she means to suggest that she should resort to plastic surgery if she wants to have the slightest chance to succeed as a figure skater. As a TV’s children, image is essential to her: Her array is always impeccable, and she feels alien to people who don’t pay attention to their look. “You know Mr. Gorbachev, the guy that ran Russia for so long? I am a firm believer that he would still be in power today if he had had that ugly purple thing taken off his head”, she earnestly asserts.

But even more meaningful than her fixation on handsomeness is her faith in television as a value-giver. To Suzanne, the mere fact of being on TV is a sign of worth. That’s why she constantly picks in the world of television to take decisions in her own life, from what meal to prepare for her guests to what name to give to her beloved dog. The ludicrousness of her mimetic taste somehow illustrates the quasi-religious status that television has acceded since its inception. “You’re not anybody in America unless you’re on TV. On TV is where we learn about who we really are”, she affirms. And there, she has a point: Many people take what’s on television for gospel, hence the dangerousness of such a powerful and all-encompassing medium.

Even her desperate will to be on TV is pretty much a good depiction of a society in hunger for recognition and fame. When traipsing in a wasteland with her friends, Lydia Mertz, one of the three youngsters that Suzanne manipulates into getting rid of her husband, notes: “Just to be on TV would be something nice, and something different”.

To Die For certainly is not a movie about TV journalism. It is however a powerful, shocking and amusing media satire, for television is shown in it as both manipulative and dangerous. That Joe Maretto, Larry’s father, reacts to his son’s death by destroying his television set with a baseball bat is not an accident. On the contrary, it is a highly symbolic gesture that captures the whole movie’s spirit. Framed as a pseudo-documentary within a pseudo-documentary, this movie clearly aims at bringing the viewer to reflect upon the way one receives information when it comes out of a television set. And it does, leaving a bittersweet taste in the mouth.

Tibet-Chine : à la croisée des notes




Le 5 avril dernier, la soliste chinoise Fiona Sze Lorrain et l’artiste tibétain Tshering Wangdu mêlaient pour la première fois les musiques traditionnelles du Tibet et de Chine devant un public conquis. Un événement musical porteur d’espoir.

Cithare chinoise d’un côté, tympanon, flûte et luth tibétains de l’autre. L’accord musical est rare. Au centre Mandapa, dans le XIIIe arrondissement de Paris, l’artiste tibétain Tshering Wangdu exhibe fièrement son habit traditionnel en s’avançant sur le devant de la scène. Ses grosses bottes de cuir noir claquent au rythme de sa voix et des cordes de son luth. En quelques minutes, l’auditoire est transporté sur les hauteurs du Tibet. Puis la soliste Fiona Sze Lorrain s’avance timidement à son tour. Et fait sonner son instrument de tradition chinoise.

Né à Kalimpong, en Inde, Tshering est Tibétain, même s’il n’a jamais mis les pieds sur la terre de ses ancêtres. Installé en France depuis huit ans, ce jeune père diffuse le répertoire tibétain avec la passion de l’exilé « triste », pour qui jouer, chanter et danser sont les seuls moyens de « garder le lien » avec sa propre culture. Fiona, elle, est une Chinoise de Singapour. Pour les spectateurs venus en nombre assister à leur premier concert, leur collaboration est un symbole.

Alors que la répression chinoise au Tibet s’intensifie, le dialogue musical qu’ils ébauchent a une forte résonance politique. « La flûte tibétaine et la cithare chinoise se marient très bien. On peut y voir comme une entente pacifique », note avec émotion une jeune femme de tendance bouddhiste. « Ils montrent que tout est possible » renchérit une femme venue à Paris pour manifester contre le passage de la flamme olympique dans la capitale.

C’est dans l’esprit de Fiona qu’a germé l’idée de ce dialogue musical. Mais pour elle, cette collaboration n’a rien de politique. C’est au contraire dans l’apolitisme que réside sa possibilité d’existence. Cette intellectuelle qui se décrit comme une « artiste transculturelle » refuse de concevoir son travail auprès de Tshering à travers le prisme des nationalités. « Je crois à l’identité sociale, mais pas à l’identité nationale » explique-t-elle calmement. Après une enfance passée entre Londres et Singapour, et des études supérieures poursuivies aux Etats-Unis, Fiona ne se considère pas comme une Chinoise. « Asiatique Américaine » est une appellation qu’elle préfère. Peu importe si elle donne corps à la culture chinoise à chaque fois qu’elle empoigne sa cithare, et si Tshering fait vibrer la tradition tibétaine lorsqu’il souffle dans sa flûte, elle veut concevoir leur musique comme une expression purement esthétique, dépourvue de caractéristiques culturelles. « Ce qui m’intéresse c’est la musicalité, ce n’est pas la dimension culturelle ou linguistique de l’instrument ». Un seul mot d’ordre : garder l’esprit ouvert, pour être en mesure de créer un produit musical qui ne soit ni chinois ni tibétain, mais bien « quelque chose de nouveau ».

Aujourd’hui, Fiona a un espoir, que ce genre de collaboration amène les gens à réfléchir et à se poser la question suivante : « Pourquoi des choses qui s’accomplissent dans la sphère artistique ne peuvent-elles pas s’accomplir au niveau de la société? ». Sa collaboration musicale avec Tshering est « une forme d’engagement social ». Pour éveiller les consciences sur « l’existence d’une possibilité d’esthétique qui fait dialoguer les instruments tibétains et chinois ». Si la formule est prudente, c’est que la création est encore balbutiante. Mais elle s’appuie sur une longue tradition historique.

La fusion entre les harmonies chinoises et tibétaines est loin d’être nouvelle. Sous la dynastie mandchoue des Qing, alors que le Tibet est un protectorat chinois, le mariage des musiques folkloriques des deux contrées voisines est monnaie courante. Pour Fiona, il s’agit donc de « réactualiser cette possibilité de mélange » que l’histoire a fait oublier.

Malgré ce précédent historique, l’entreprise est ardue, et la collaboration sino-tibétaine à laquelle Fiona et Tshering se prêtent, fragile. Sur scène, les instruments cohabitent sans vraiment dialoguer. Les deux musiciens se croisent sans s’entrecroiser. Ils se succèdent pour interpréter des solos. Ce n’est que dix minutes avant la fin de la représentation qu’ils se retrouvent finalement l’un à côté de l’autre pour mêler du bout des ongles leurs traditions. Pour deux morceaux seulement.

Leurs yeux s’illuminent lorsqu’ils décrivent cette création « librement musicale », « magnifique », « géniale ». Pourtant, elle reste un croquis aux traits incertains. Par manque de temps et de répétitions sans doute. Mais aussi parce que la sensibilité nationale de Tshering les empêche de pousser l’expérience plus loin. « Quand Fiona joue avec sa cithare, je ressens une force chinoise, et même quand elle interprète des morceaux tibétains, ça sonne chinois » raconte-t-il avec quelque gêne. Parce que sa culture est en péril, Tshering ne peut mêler ses notes à celle de la cithare de Fiona sans craindre une forme de domination sonore d’un instrument sur l’autre. Quand il joue, c’est avant tout pour sensibiliser les occidentaux à la culture tibétaine, pour préserver un héritage en danger. « La musique tibétaine n’en est pas au point où elle peut être décontextualisée et dissociée de sa culture » explique sa femme Rachel. Si Fiona rêve d’une collaboration simple, dénuée de toute couleur culturelle, pour le Tibétain en exil, l’art est inévitablement entaché de politique.

C’est par intérêt musical pour une tradition qu’il « ne connaissait pas » que Tshering Wangdu a accepté l’idée d’une collaboration musicale avec Fiona Sze Lorrain en décembre dernier. Mais c’est aussi et surtout parce que Fiona s’est explicitement présenté à lui comme une personne « anti-gouvernement chinois ». Car malgré son ouverture à la tradition musicale chinoise, difficile pour lui d’oublier que tous les conservatoires du Tibet sont aujourd’hui gérés par des Chinois. Difficile de faire abstraction de la sinisation progressive de la musique tibétaine. Il le reconnaît, l’entreprise ne saurait faire des émules : « Avec une Chinoise de Chine, je n’aurais pas accepté de faire une telle collaboration ». Malgré tout, les deux musiciens envisagent de se produire à nouveau en concert à Paris, et explorent actuellement des répertoires différents. Ils continuent, à leur mesure, à faire dialoguer les esthétiques tibétaine et chinoise.

L’éducation “sur un plateau”

Article écrit avec Cécile Dehesdin, camarade de promo et future camarade de stage au Monde.fr

À l’école Montessori, pas d’enseignants mais des guides.

Une vingtaine d’enfants de 3 à 6 ans se balade dans la salle de classe de l’école Montessori du XVIe arrondissement de Paris. Tous transportent leurs « travaux », de petits plateaux où sont disposées des activités diverses qu’ils sont libres de choisir, depuis les étagères aux petites tables éparpillées.

Des activités de vie pratique, des travaux d’écriture ou de mathématiques : ici, tout passe par les cinq sens, et plus particulièrement le toucher. Lors de l’apprentissage de la lecture ou de l’écriture, les enfants se servent d’un “alphabet mobile”. Ils manipulent les lettres pour former des mots qu’ils connaissent, sans être bloqué par la difficulté motrice de les écrire.

Salle de classe Montessori

« Le but de Montessori c’est que l’enfant évolue à son rythme », et non pas à celui qu’on pourrait attendre de lui vu son âge, explique Laurent Lévy, directeur de l’école. Ainsi pendant la même matinée, Maxime passera de « travail” en « travail », alors que Thibault restera presque une heure sur un travail de vie pratique: presser son propre jus d’orange.

« Mais dans un quartier argenté, [comme le 16ème, les parents ont] certaines attentes, notamment en lecture et écriture ». À son arrivée à la tête de l’école, Laurent Lévy avoue s’être laissé influencer, en répondant plus au rythme des parents qu’à celui de leurs enfants. Une position de compromis qu’il a finalement abandonnée : “Un parent qui n’est pas être d’accord avec notre pédagogie n’a qu’à quitter l’école ».

Aider l’enfant à grandir

Comme il l’explique, la notion d’“aider à grandir » est au coeur de l’éducation Montessori. Ici, les adultes ne sont pas des « enseignants » mais des « éducateurs », des « guides ». Alors que l’enseignant est « quelqu’un qui montre quelque chose », l’éducateur-guide « essaie de fabriquer une ambiance dans laquelle l’enfant va s’épanouir, dans l’idée de rendre l’enfant autonome, indépendant. »

D’où l’organisation de la salle de classe, où tout est à hauteur d’enfant : les « travaux », les ciseaux, etc. La pédagogie, inventée par Maria Montessori au début du XXe siècle, repose sur une observation individualisée de l’enfant. L’éducateur peut alors le guider vers l’activité qui correspond à son développement personnel. Sans jamais le forcer. « Il arrive que pour la fête des pères et des mères, certains enfants ne ramènent rien du tout » raconte Laurent, dans un sourire.

Si certaines écoles Montessori scolarisent les enfants jusqu’au collège, voire au lycée, celle de Laurent s’arrête à 6 ans, juste avant l’entrée en primaire dans une école « classique ».

Cette forme d’éducation reste très méconnue en France. Malgré la multiplication des écoles estampillées Montessori, la plupart des enfants qui s’assoient sur leurs bancs sont des anglo-saxons, adeptes du modèle dans leur pays d’origine.

C’est après la naissance de sa deuxième fille, aveugle d’un oeil, que Laurent Lévy s’est tourné vers les méthodes d’éducation alternatives. Le jeune papa entame alors un cursus en psychothérapie, et écrit un mémoire sur le système Montessori. Convaincu, il décide d’« appliqu[er] à la maison la philosophie Montessori dans la façon d’aider à grandir [s]es enfants ».

Laurent Levy, directeur.

“Montessori, ça reste un cocon”

Madame Lormand a mis ses cinq enfants dans l’école dirigée par Laurent. De 6000 à 8000 euros par an pour un enfant, c’est un investissement financier de taille auquel elle préfère ne pas penser, mais qu’elle ne regrette pas une seconde. « Montessori offre une enfance merveilleuse, des souvenirs super ». Joie de vivre, respect des autres, amour du travail bien fait, cette musicienne ne mâche pas ses mots lorsqu’elle évoque les bienfaits de cette forme d’éducation. « Ils sont éveillés, très éveillés, curieux de tout », s’emballe-t-elle.

Même enthousiasme chez Patrick Bellaïch, dont deux des cinq enfants ont intégré une école Montessori. Cet éditeur de livres médicaux estime que les anciens élèves de Montessori sont « des gens très brillants et un peu farfelus, qui ne s’arrêtent jamais de bouger, de réfléchir». Pour preuve, la réussite de certains de ses auteurs, qui ont été scolarisés dans des écoles de ce type. Pourtant, d’après lui, Montessori reste une méthode d’éducation “alternative”. Un second choix réservé aux enfants « atypiques, qui ne rentrent pas dans le moule », comme sa fille de sept ans, en grande difficulté dans le milieu scolaire traditionnel. « Avec ma fille j’étais convoquée [chez la directrice] quasiment toutes les semaines pour des questions de comportement » raconte Frédérique Bellaïch. « La maîtresse disait qu’elle était trop éveillée, bête, débile… En fait elle s’ennuyait dans les classes traditionnelles ».

Si ces parents sont aujourd’hui très satisfaits de ce système, qui a “fait aimer l’école” à leur fille, ils ne sont pas pour autant de véritables convertis. Le couple ne se prononce d’ailleurs pas sur l’école dans laquelle il choisira de scolariser ses deux derniers enfants. « Nous allons attendre, le milieu traditionnel est très bien, ça dépend de la maîtresse sur laquelle vous tombez » explique Frédérique Bellaïch. Avant d’ajouter : « Je n’ai jamais fait Montessori, mon mari non plus, et je ne pense pas qu’on s’en soit mal sorti ».

En raison de son prix élevé, le système Montessori est encore largement réservé aux classes moyennes supérieures. “Un cocon” selon Frédérique Bellaïch. Pourtant, Laurent Lévy en est persuadé, la pédagogie se propage au-delà des seules écoles reconnues Montessori : « Beaucoup d’enseignants en maternelle s’en inspirent». Mais de là à adopter la méthode au sein de l’Education Nationale, l’écart est grand. Aujourd’hui, seules deux écoles agréées Montessori sont sous contrat avec l’Education Nationale. La généralisation du travail “râper du fromage” ou “casser des noix” en école maternelle n’est donc pas pour demain.

Ils ont fait Montessori…

Georges Clooney
George Clooney
Actif et sans relâche, George Clooney n’a pas arrêté d’enchaîner les « travaux » depuis son enfance dans une école Montessori. De quoi lui donner la bougeotte et l’envie d’être aussi réalisateur, producteur et scénariste, sans oublier son engagement humanitaire et ses prises de position politiques. What else?

Brin et Page
Sergey Brin et Larry Page
« C’est en allant dans une école Montessori que nous avons appris à être autonomes et à devenir nos propres déclencheurs » ont déclaré les fondateurs de Google.com lors d’une interview sur ABC en 2004. Montessori nous a permis « d’apprendre à penser par nous-même, et nous a donné la liberté de poursuivre nos centres d’intérêts ». Au sein même de Google, Page et Brin s’inspirent de la philosophie Montessori, affirmant : « C’est ce qui nous permet de continuer à innover ».

Wright
Will Wright
“Montessori m’a appris la joie de la découverte”. Le concepteur des jeux vidéos SimCity et Les Sims n’en doute pas une seule seconde : sa curiosité et sa créativité sont le fruit de son éducation Montessori. “SimCity est sorti tout droit de Montessori” explique-t-il ainsi sans détour. Et le lien entre ce jeu vidéo et le système Montessori est vite désigné : la liberté d’action. Dans SimCity comme à l’école, personne pour vous dire quoi faire. C’est au joueur et à lui seul de construire sa propre cité.

Hundertwasser
Friedensreich Hundertwasser
Peintre, architecte et trublion de l’urbanisme écologique, Friedensreich Hundertwasser est un digne héritier de Montessori. Dans ses toiles comme dans ses constructions, un seul mot d’ordre : le refus de la conformité. Il déclare par exemple que la ligne droite, chère à l’architecture classique, est son ennemie, et réalise ses projets architecturaux dans un style fantaisiste débarrassé de toute règle.

« International rankings of universities do not tell you anything about the quality of education»

Richard YellandOn the 11th and 12th of January 2008, OECD Education Ministers met in Tokyo to discuss the possibility of an OECD-led international assessment of higher education quality. Richard Yelland, head of the Education Management and Infrastructure Division at the OECD attended this informal ministerial meeting. He comments on the necessity and feasibility of such a project.

Many international assessments of higher education already exist. Why then should the OECD produce one?

The most well known international assessment is the Shanghai ranking of the world’s 500 best universities. This classification made a great impression in France when it first came out in 2004. Indeed, France’s first university in the ranking appeared at the 65th place, a fact that was largely commented in national newspapers. But the problem with this ranking, as well as other international assessments, is that it does not tell you anything about the quality of education. It is a ranking about research, taking into account major awards such as Nobel prizes, the number of articles published, citations, etc. What it really measures is therefore the impact of universities’ scientific output and not the quality of teaching and learning. Some people understand that, but others will just look at the ranking and think that if a university is badly ranked, it means that its teaching is not good. Sciences-Po for instance is a very good university, but it wouldn’t appear high in such a ranking. Our strong feeling at the OECD is that we need to evaluate rather better what universities do.

And how concretely would you do that?

What we presented at the Tokyo meeting is a proposed study to make an international evaluation of higher education learning, inspired to some extent by the PISA project . The distinguishing feature of PISA is that it actually takes a sample of students from each country involved (in the case of PISA, 15 year-old-secondary school students), and sits them down to take a written test covering mathematics, science, and literacy. These tests are then marked and comparative results between countries are produced. What PISA does is that it produces comparable information between countries of what secondary school students know and can do. And our idea is that we might be able to do the same thing with higher education.

Is it really feasible?

The feasibility of such a study is not obvious, because higher education is more complicated. Indeed, in higher education there are different degrees of selectivity in the system, and both a selection of students and by students of what they are going to study. How can you possibly compare journalism with engineering? There is a matter of age as well. Most Australians have completed their first degree by the age of 22, whereas most Swiss won’t start until they are 22. Is it actually possible to devise instruments where university students in different countries can sit down, answer a set of questions, and produce results that can be graded and compared? That is not certain. On a practical sense, feasibility of such a study is not a given either. To get any meaningful information, you need to have students spending two hours on this, which is not negligible. How do you motivate students to take part in a study towards the end of their bachelor degree? And how do you motivate institutions to go to the effort of getting a sample of students and organising it? Feasibility is all but certain, but we think it’s worth trying.

You recently made recommendations to the Attali commission about France’s educational system…

Our recommendations concerned both school and university levels. On the school side, we suggested more individualization of learning, notably through making the formal program lighter. France is the world champion of grade repeating. By the time students get to 15, more than one in three repeated a year. In the French system, if you’re really good you can skip a grade, but if you don’t keep up, you will repeat it. And there is not much in between. It is something that just wouldn’t happen in other countries. The explanation for that is that French approach to school does not take enough account of the individual needs of pupils. In France, it is a question of fitting the pupils into the program rather than the other way around. We therefore recommended more flexibility in the educational approach. When it gets to university level, it appears that France spends very little money on its higher education system. Its expenditures are below the OECD average. Curiously, France is the only country where there is less money spent on a university student than on a secondary school student. No other country is split between selective well-resourced Grandes Ecoles on the one hand and non-selective poorly resourced universities on the other hand. And this system creates many problems. To name a few, France has a very high dropout rate, and experiences consistent mismatches between the job market and education. We therefore called for a rebalancing of spending between Grandes Ecoles and universities, to the benefit of the latter.

Network

Affiche du Film
Written by: Paddy Chayefsky
Directed by: Sidney Lumet

Mad, hysterical, despicable, totally unrealistic and yet astute. Trying to qualify Network in a nutshell is a hard endeavor. The difficulty is to reflect with soundness its ambiguities. How can one possibly explain that this movie is at the same time fascinating and exasperating? How can one possibly decipher the fact that Network is at some points excruciating to watch, very often lousily shot, undoubtedly too long a movie, and yet remains a must see? Well, in fact, it might be as simple as that: because it outrageously distorts the perceived reality of the television industry, this satire efficiently brings its viewers to some sort of objective reality about it.

With this incongruous and exaggerated lampoon of the television industry, the script-writer Paddy Chayefsky leaves the viewer with both an acrid taste in his mouth, and an interesting idea of the gears that could lead television to run amok. A very pessimistic idea obviously. To be sure, there is no way one would switch on his TV set after watching this movie, for television is depicted in it as a lawless economic machine in avid pursuit of good ratings.

After 15 years serving as the UBS network star anchorman, Howard Beale, “the mandarin of television”, is fired because of poor ratings. Having nothing in his life but his career, he then resolves to commit suicide on air, and publicly declares his deadly intention. The producers therefore decide to immediately throw him out of the network, afraid that this “grotesque incident” might have a negative impact on the network’s share of audience. They nevertheless let him come back on air for a respectable farewell. But instead of apologizing for his vulgar attitude, Howard Beale starts babbling about the “bullshit” of life. And directly following his rant, the ratings of his show soar. The producers hence bring him back as a commentator. This is the start of a dizzy fall of ethics at the network. This is the start of “the story of Howard Beale, the man killed because he had lousy ratings”.

In this movie, Diana Christensen, the attractive and careerist woman in charge of programming well incarnates the economically driven world of television. “I want angry shows”, she says without any shame, whether it is authentic footage of terrorist attacks or the delirium of a man who “articulate(s) th(e) rage (of the Americans) for them”. If good ratings impose brainwashing or propaganda of some sort, it is no problem for Diana. There is no doubt her character is way too caricatured. However, her position reflects a trend that has become prominent in the TV industry. “TV (indeed) is show biz”, and her obsession with audience is far from being a fantasy of the screenwriter. Even news is now polluted by the need to meet a certain reach. “Television is not the truth… Television is a circus, a carnival, a traveling troupe of acrobats, storytellers, dancers, singers, jugglers, sideshow freaks, lion tamers, and football players. We’re in the boredom-killing business », rightly asserts Beale in an impulse of lucidity.

In this film, the depiction of TV as THE mass medium par excellence is oh-so-relevant. There is nothing better for preaching the gospel than somebody prime time on television, as the many and tangled characters of Network have well understood. Why is Howard Beale, the « mad Prophet of the Airwaves » so important? Precisely because he’s on air, and by being on air, he can draw millions of people to get to their windows and shout : “I’m as mad as hell, and I’m not going to take this anymore”.

Some people would describe Network as a dark comedy. I wouldn’t. Network certainly has some amusing moments. However, if it had to be qualified, appalling would be the right adjective. It indeed forces its viewers to face a troublesome reality : even in its most grotesque scenes, Network is, somehow, a pretty exact and bewildering reflection of the television industry.